Les coteaux de la Seine, Souvenirs André Casar – 210 km – ( Mantes la jolie )

Quand on aime, on ne compte pas……
Les kilomètres et les heures de selle qu’il nous reste avant le grand départ. La préparation du pèlerinage aoûtien prend une nouvelle dimension après la fin des brevets qualificatifs. Il faut trouver le moyen de maintenir non pas une certaine pression, mais plutôt une certain tension.
En ce jour de l’ascension, la moindre des choses était de faire un parcours où cela monte. La randonnée des coteaux de la Seine ou Souvenir André Casar, en est donc l’occasion.
Ma cheville ne me fait plus souffrir. Ca n’était pas une tendinite mais juste un manque d’hydratation.
C’est donc sans pression que nous partons Christian et moi vers Dennemont et Saint Martin la Garenne. Nous rattrapons un groupe de cyclos avant de monter la première bosse, non sans une certaine tension. Deux gars de Beauchamp se la jouent cyclosportive. Mais très vite, bibi et ses acolytes reviennent sur eux pour mieux les dépasser sans les froisser.
Sans pression je me retrouve avec un gars de Sagy, nous roulons tranquillou vers la seconde côte et attendons le retour de nos vaillants guerriers.
A l’amorce de la côte de Chérence, Christian a la bonne idée de nous orienter prématurément à droite. Il s’excuse platement et nous invite à suivre la direction de la Route des Crètes. Les Beauchampais et moi même avions été obligés de se laisser désorienter par cette première fausse info. Du coup, vexés sans doute de se retrouver à l’arrière et sous la pression de leurs égos, nos deux beauchampais effectuent une remontée tonitruante dans l’ascension de Chérence. Je les suis de loin du regard avant de revenir tranquillement à leur niveau, de les dépasser et de les larguer gentiment.
A cet instant, l’avion de Sagy me passe sur la gauche. Sans céder sur mon allure, je reviens sur lui, une fois le terrain plat revenu.
Nous tergiversons et de discussion en discussion à bâtons rompus et bien essoufflés, nous décidons de lever le pied et d’attendre un groupe qui ne reviendra jamais. Fort de cette constatation et sans pression aucune, nous nous mettons en pilotage automatique avec une vitesse de vol à 29 de moyenne jusqu’aux Andelys.
La petite pause est salutaire. Mon inquiétude se porte sur un petit jeu apparu au niveau de la pédale gauche. Je maltraite manuellement les pédales et les manivelles : aucun jeu à priori. Le quizz du jour est plus compliqué. Une cale usée peut elle provoquée cette sensation de pédalage au carré?
En tout cas nous profitons du repos pour voir arriver nos compagnons de la première heure. Christian tripote mes manivelles et mes pédales et me donne son avis d’expert : c’est psychologique! un groupe de fous furieux s’élancent au loin, j’aurais voulu suivre mon psychologue de fortune, mais celui-ci préfère rouler cool et m’invite à prendre les roues de ces braves gars qui vont mener tambour battant la grimpette vers Ecquis.
Quelques uns, d’ailleurs, vont y laisser des plumes.
Nous retrouvons quelques kilomètres plus loin notre ami de Sagy, en pilotage automatique. Mais il sera bien obligé de se plier à l’allure imposée par nos amis de Flins et de l’Assoc. des aéroports de Paris. La rencontre avec un groupe de très costauds à l’entrée de Lyons la forêt nous amènera à changer de braquet pour supporter une vitesse moyenne de 50 km/h pendant 6 à 7 kilomètres. Dans le même mouvement nous rejoignons Laurent et Thierry partis 20 minutes plus tôt, ce matin.
La bascule vers Gaillarbois est douloureuse pour notre petite troupe. Les gros bras ont filé droit, nous laissant seuls, affronter les dernières difficultés avant de manger.
Thierry avait réussi à s’accrocher au groupe. On discute un peu mais il décide d’attendre Laurent . De mon côté, je poursuis ma route avec les deux gars de Flins et ADP. La côte de Flipou se fait à vive allure. Je retrouve Michel Jacq suant à grosses gouttes.
La pause à Daubeuf est bienvenue. Le plateau repas est bien garni. Un à un les gars d’Andrésy arrivent : Michel, Thierry, Laurent et Christian.
La visite de Sandy Casar, coureur à La Française des jeux, va bien ponctuer cette première partie.
Tous sont repartis sauf Christan. Je décide de repartir avec lui et lui précise que mon souci n’est pas psychologique. Mon coup de pédale est saccadé.
Cette seconde partie sera plus cool. Moins de pression, plus de tension : j’aimerais de ne pas avoir à me retrouver dans la même situation que le jour où nous sommes partis pour Haren! Christian me narre le jour où il a cassé sa pédale, ceci, pour bien me rassurer.
Nous sommes accompagnés cet après midi par un gars d’Antony qui fait son premier 200. Il roule bien mais l’on sent que plus on se rapproche de l’arrivée, plus c’est dur pour lui.
Cette seconde partie est moins difficile que la première. C’est très tranquillement que nous finissons cette rando vers les 16 h15 et repartons pour Andrésy. Nous n’avons rattrapés, ni Michel, ni Laurent ni Thierry.
Au total, nous avons effectué 270 km aujourd’hui à une vitesse moyenne de 25 (hors temps de pause).
De mon côté il semblerait que j’ai bien récupéré du 600 de ce weekend.
Il ne va pas falloir s’endormir et trouver des mini objectifs avant la fin août.
A bientôt pour de nouvelles aventures.
Armando

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