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Brevet 600 km ( Mours)

Quel Weekend !
S’il y a une chose que ces brevets m’ont appris, c’est qu’il faut être bien solide mentalement pour faire le Paris-Brest-Paris. Un organisateur du brevet estimait que 50 pour cent de la réussite à ce défi était dû au moral. N’étant pas fin statisticien et ayant vécu ce 600 de Mours, je peux vous dire que les jambes ne suffisent pas et qu’il faut avoir le moral bien accroché pour supporter ce vent de face ou trois quart face, plus de la moitié du parcours. Et que, s’il fallait estimer la part que joue le mental sur le physique,  j’évaluerais à 80% l’aspect psychologique et 20% la préparation physique.
Nous avions tous les jambes pour réussir ce brevet. Par contre chacun possédait sa stratégie. Il y en a eu, comme Vincent et Benoit, qui ont opté pour une gestion cyclotouristique du challenge. D’autres ont préféré joué  la carte du  » je dormirai quand le besoin s’en fera sentir ». D’autres ont joué la carte cyclosportive. D’autres ont joué la carte  » je ne dors pas mais je roule à mon rythme ». D’autres se sont dit je roule tant que je peux et si je m’écroule, tant pis ». D’autres, par contre, ont cru de façon exagérée au psychologique et ont oublié comme Armand, que le corps quand il en a marre, il en a marre!
Nous étions 117 au départ de Mours pour un brevet, véritable test, tant sur le plan physique que mental. Tout y était : un vent de face ou trois-quart face, les bosses qu’il nous arrivait de monter à 8 km/h, la pluie fine du dimanche matin, le ciel bas et la fraicheur automnale qui ne nous a pas quittée depuis le départ et l’arrivée brutale du soleil et de la chaleur sur les coups de midi ce même dimanche.
Premiers coups de pédales et déjà, les premières frayeurs pour Un cyclo du Tremblay qui casse sa pédale. Seul l’axe reste accroché à la manivelle, d’après ce que j’ai compris. Il lui faudra attendre 200 bornes avant de trouver un vélociste capable de le dépanner. C’est en réalité, dans un Intersport qu’il trouvera les Time de ses rêves.
Quelques coups de pédales plus loin, un autre cyclo perd sa sacoche arrière. Cela réveille chez notre Christian les craintes de chutes et le souvenir de l’incident survenu  lors du  son dernier Bordeaux-Paris.
Nous partons, donc,  tous de concert dans une harmonie très relative après avoir bu un premier café bien chaud. La chaleur n’est pas au rendez vous. Je n’hésite pas à garder manchettes , jambières et feu, le maillot manches longues d’Andrésy cyclo.
La première partie nous emmène tout d’abord vers les Andelys puis Aumale. La route nous est familière et nous menons tambour battant cette première étape. Vincent et Benoit assure un rythme serein quant à Christian, il décide au sortir des Andelys de lever un peu le pied.
Arrivée à Aumale, Vincent et benoit, fidèles à leur carte de route, décident de déjeuner. Il est midi, ventre affamé n’a pas d’oreille et encore moins les jambes.
Christian et moi décidons de continuer sur le Tréport pour déjeuner tranquillement sur le port. Il n’y a que 50 km à faire, l’occasion ne se présente pas tous les jours, autant en profiter. C’est avec Henri que nous nous dirigeons péniblement vers Eu. Cyclo de Chilly Mazarin, le larron de 72 ans tombe bien. Le vent s’est levé d’on ne sait où pour freiner notre route. Il est le seul à prendre le relais. C’est pas faute d’avoir essayer. Mais le routier de l’Essonne avait un coup de pédale tel que nous n’avons pas osé le dépasser.
Arrivés au Tréport vers 14 heures, nous le remercions chaleureusement et déjeunons ensemble. Celui-ci accepte les remerciements prétextant que cela peut arriver à tout le monde et qu’il n’est pas  à l’abri d’une défaillance. Il nous  annonçait là sans le savoir ce qui allait se passer  l’après midi.
Départ vers Calais. L’étape Eu-Calais est magnifique, contrairement au temps. Le ciel est nuageux et une petite tempête se lève. Vent de face ou de côté, je roule la tête dans le guidon en première position. Je fonce tête baissée sur les pistes cyclables du littoral. Je manque presque le contrôle secret à l’entrée de Rue.
Nous pointons, nous nous restaurons un peu, nous voyons revenir sur nous Vincent et Benoit un peu émoussés.
Nous repartons tous ensemble vers Calais.  Benoit et Vincent, bien décidés à respecter leur plan ne donnent pas un coup de pédale de trop. Du coup, nous nous retrouvons , Henri, Christian et moi seuls sur les pistes cyclables en direction de Boulogne sur Mer, après s’être arrêtés à Equihen plage, bled perdu et oublié du monde. Pour les besoins d’un coup de tampon, notre halte est courte, il n’y a rien à voir dans ce village, pas de casino, pas de boite de nuit. Vincent et benoit viennent à nous rejoindre mais nous n’attendrons pas qu’il finisse leur thé-croissant-tartelette aux fraises pour repartir vers Wissant.
De là, il ne reste que 20 km pour atteindre Calais. Vincent espérait y être pour les 22 heures. Nous y serons largement mais ne trouvons pas la D127 pour nous y conduire. Nous demandons à tous les quidams qui se présentent à nous, la route qu’il faut prendre. Nous ne sommes qu’à 20 km mais aucun panneaux n’indique la direction.
Tres pragmatique, Vincent appelle le kyriad pour annoncer notre arrivée et réserver une table de 5 personnes.
Il n’y a que 20 km mais le parcours n’est pas vraiment plat. Il en serait même exigeant.
L’arrivée et la restauration au Kyriad de Calais est bénéfique pour tous. Christian apprend la mauvaise nouvelle du jour : le racing a perdu d’un point au rugby. Il se remonte le moral tant qu’il peut avec son fer rouge.
Il est 23 heures 30 ce samedi lorsque nous apprenons la victoire du barca en ligue des champions et lorsque nous repartons vers Montreuil sur Mer. Cette étape ne comptait que 66 km mais elle me parut la plus longue de toute les étapes: nous avons mis au moins 4 heures 30 pour arriver à destination avec Henri, mais sans Christian qui a décidé d’un seul coup d’un seul, de dormir un quart d’heure à Le Wast. Quant à Benoit et Vincent, ils avaient choisis de dormir au Kyriad de Calais, de se réveiller seulement vers les 4 heures 30.
Nous postons la carte postale à Montreuil, La pluie commence à faire son apparition. Pluie fine et insistante.
Pas besoin de coupe vent, le vent se charge de sécher l’ humidité sur les vêtements. Avec un cyclo de mours, nous cherchons désespérément la D119. Une fois trouvée, elle nous amène directement à une impasse: des travaux nous arrêtent nous obligeant à prendre une longue déviation. Nous croisons un groupe emmené par une nana qui vous mènerait tout un régiment de hussards à la baguette. Nous nous mettons à discuter, à discuter et plus on discute moins l’on se rend compte que l’on a largué tout le groupe. Mais au bout d’un moment je lâche prise et la laisse partir : elle va vraiment trop vite.
Nous sommes à 20 km d’Auxi le chateau lorsque les premières douleurs apparaissent. J’ai très mal à la cheville. j’ai le sentiment que les tendons vont m’abandonné. J’attends Henri et fini l’étape avec lui. La douleur à la cheville s’accompagne d’une douleur aux mains et les épaules collaborent activement au pathos du moment. Je ne me sens pas bien. A Auxi j’ai l’impression d’être « oxy ». Je mange un croissant aux amandes et repart sans conviction. Aucun café ouvert: j’ai besoin d’une boisson chaude en caféine.
Pour Amiens, suivre la D933 n’a pas été évident. Par contre nous avons trouvé un café ouvert après Canaples.
C’est par une autre départementale que  nous débarquons à Amiens. Je passe en tête mais Henri ne suis pas. Je le perds mais récupère le cyclo de Mours qui m’indique la bonne direction. Il m’offre un café, nous tamponnons et repartons vers Beauvais. J’ai toujours aussi mal à la cheville, le parcours est très vallonné et je souffre vraiment. Je suis le cyclo de Mours sans me rendre compte qu’il va trop lentement pour moi. Je me calque à son allure et me laisse aller à croire que je n’ai plus les jambes pour avancer. Le cyclo me sermonne à la manière d’un Christian Pourreau et m’invite à partir seul devant sans l’attendre. Ce que je fais à l’amorce de la côte de Crèvecoeur le grand que j’affronte vaillamment. Au sommet de celle-ci je décide, afin de moins souffrir de la cheville, de mettre la plaque. Solution provisoire mais géniale. Du coup, je m’envole et n’ai plus mal. L’avancée vers Beauvais se fera rapidement.
La fin du parcours sera à l’image de son relief, avec des hauts et des bas. A Mours, je suis étonné de terminé en 23è position derrière la fameuse nana du team Morangis que j’ai accompagnée pendant quelques kilomètres entre Montreuil et Auxi le Château.
Il est 14 h50 et suis content d’être qualifié pour le futur Paris Brest Paris 2011.
Henri arrivera 30 minutes plus tard.
Notre Cyclo de Mours arrivera 35 minutes plus tard.
Christian finira son périple à 18 heures.
Benoit et Vincent concluront le brevet à 19 heures 30, comme prévu dans le road book.

Nous sommes tous prêts pour ce paris-Brest-Paris.

A bientôt pour de nouvelles aventures.

Armando

Brevet 400 km ( Maurepas)

3 Andrésiens au départ de « qualif » PBP : Armand DAVID, Christian POUREAU et moi-même.
102 Inscrits les cyclos étant déjà sur la ligne je retrouve Armand qui attends (Déjà) Christian qui erre comme un malheureux dans la zone commerciale de Maurepas.
L’heure c’est l’heure aussi connaissant leur rythme j’indique à Armand que je part devant…..
Il est 4h10 et c’est parti donc un avec un groupe d’Orgerus qui mène bon train, la traversée de la foret de Rambouillet est glaciale, les non-sacochards regrettent de ne pas mieux s’être équipés.
De mon coté je ne regrette pas d’avoir pris les gants longs. C’est du coté de Tremblay le Vicomte que je suis rejoint par nos deux compères.
Nous pointons ensemble à Chateauneuf en Thymerais et repartons vers Mortagne au Perche sur la route du PBP dés la pancarte du 61 franchie je suis victime de mon « syndrome du Perche » vielle maladie contracté lors d’un BPB 91 ou 95 je ne me souvient plus exactement.
Les symptômes ?? Jambes lourdes, angoisse des bosses etc…… C’est ce qui me permet de voir partir Christian et Armand.
Mortagne 136 km de parcourus il est 9h40, tout va bien sauf que je croise Armand à la recherche de Christian, le temps d’un petit café et je repart sans avoir revu mon duo….la longue route vers Vimoutiers  me parait longue et ennuyeuse je me retourne sans cesse espérant retrouvé mes acolytes mes rien…..
C’est au contrôle de Vimoutiers que je retrouve Christian qui devinez ???? cherche Armand qui doit chercher un endroit pour ce ravitailler mais où. Ma gamelle étant bien au chaud dans ma sacoche je repart aussitôt en espérant trouver un table de pique-nique sur le bord de la route, il est donc aux alentour de treize heure lorsque je la trouve.
Je partage la table avec un cyclo de Vernouillet qui roule tout seul comme moi et que j’ai déjà doublé une au deux fois. Treize heure trente le poulet pâtes avalé je repart vers le prochain contrôle.
Monfort sur Risle 260km il est 15h30, je reçois un coup de fil de Philippe B venu aux nouvelles, après avoir bu un coca je repart le long de la vallée du Risle, la route est plate et l’allure est bonne c’est à 6h40 que j’arrive au dernier contrôle de Damville j’y arrive accompagné d’un groupe de Mantes la Ville qui roule à un rythme trop rapide pour moi, je repart donc avant eux pour éviter les courants d’airs !!!
Il fait lourd sur la route d’ St André de l’heure et je commence à ne plus me sentir très bien aussi je décide de m’arrêter pour me restaurer un peu, me voila devant ma gamelle de pâtes mais pas du tout inspiré ! Sueurs froides, envie de vomir, je m’allonge sur un banc pour essayer de récupérer, je me réveille 30 mn après mais sans grosse motivation, le temps de reprendre mes sens et je me décide à repartir, il fait chaud la circulation est importante et je me traîne sur la longue ligne droite qui mène vers Ivry la bataille.
Les côtes qui mènent à Houdan achèvent de me défoncer l’une d’elles étant même montée à pied.
Et puis soudainement le moral et la forme reviennent je m’arrête à Maulette pour manger un compote et çà repart, il est presque 21h30 et la fraîcheur relative de la soirée me redonne force.
Gambaiseil ??? Pas de problème je sens l’arrivée proche sauf qu’au Tremblay sur Mauldre je prend la mauvaise route, serait -ce la fatigue je peste tout seul p….. je la connais cette route !!!!! au bout de qq kilomètre d’égarement je reprends le droit chemin pour monter la côte du Parc aux Loups, signe que l’arrivée est là.
Avec toutes ces péripéties j’arrive au contrôle à 22h50, et moi qui pensait arriver à 22h00 et retrouver Christian et Armand.
En fait pas de nouvelles de nos deux Andrésiens.
Un bon BRM somme toute mais avec une défaillance comme il y à longtemps que je n’avais pas eu, sans doute le manque d’expérience…….
Résultat 18h40 pour une moyenne pédalante de 24.80km/h .
C’est en repartant après m’être restauré et avoir discute un moment avec les contrôleurs, que je croiserai Armand en séance de repérage sur un rond-point.
Il avait sans doute raté une flèche et cherchait l’arrivée mais pas Christian car ils avaient enfin réussit à ce retrouver……
Tout le monde est donc rentré sain et sauf.
Alain

Brevet 300 km ( villepreux )

J’avais opté pour l’option  » partir à vélo à Villepreux et revenir le soir à vélo ».
Il pleuvait lorsque je me suis réveillé à 1 heures 30 ce samedi là. Et il pleuvait toujours vers les 2 heures 15 lorsque je partis pour ce qui allait s’annoncer une belle journée ensoleillée.
Tout c’est bien passé dans l’ensemble.
Arrivé à Villepreux , une horde de cavaliers « baudriérés » jaune fluo,montés sur des machines en acier, me bloque l’accès au gymnase. Seul face à tous j’obtempère et mets pied à terre. Mp3 sur les oreilles, j’écoutais Madonna lancer des expirations suggestives à la cantonnade. Entre deux mouvements respiratoires de la diva, j’entends une voix dire, comme elle, à la cantonnade :  » Ah, c’est Armand ! » Il était 3 heures du mat, lorsqu’Alain Jonin et Jean Pierre Gagneur partirent. Ils avaient juste pris le soin, avant, de mettre un obstacle supplémentaire sur ma route.
Christian, lui avait décidé de choisir l’option voiture. Ce qui n’est pas la meilleure solution pour arriver en avance.
Dans l’attente, je m’aperçois que mon feu rouge arrière ne répond plus. je garde mon calme, et installe mon clignotant rouge vif qui aveugle, sur le cadre de mon vélo et le met en position d’éclairage permanent. Ça devrait passer au contrôle!
3 heures 40, toujours pas de Christian en vue. Je ne suis pas sûr, non plus, d’avoir vu Gilles. Je commence à  m’inquiéter et avoir un peu froid. L’effet contamine même les organisateurs du brevet qui s’inquiètent avec moi. La délégué me demandera quatre fois si elle m’a bien donné ma carte de route. Je lui répondrai quatre fois de la même façon, en cachant soigneusement mon agacement.
3 heures 45, Christian arrive et se prépare. Nous partons à 4 heures. L’objectif de Christian : rattraper Alain et Jean pierre, partis une heure plus tôt.
Le départ se fait sur les chapeaux de roue. Malgré un relief, très vallonné dans le pays de Bray, nous faisons un petit 28 de moyenne jusqu’au premier contrôle, à Marseille en Beauvaisis.
Dans la seconde partie du parcours, ce sera toboggan jusqu’aux Andelys, nous dépassons Jean Pierre sur la route qui nous emmène à Autouillet.
Pause déjeuner vers 11 heures 30, tout le monde se retrouve autour d’un sandwich, d’un perrier citron, d’une bière et d’un petit rouge. ( Le quiz du jour : qui a bu chacune de ces boissons?)
Nous repartons vers 12 heures 30 : Christian est un peu émoussé. Jean Pierre quant à lui était reparti depuis un bon moment lorsque je m’aperçois que mon pneu arrière à une drôle de tête. Il est vrai que j’étais passé  dans un nid de poule le matin. N’ayant pas de suite à cela je ne m’inquiète pas encore.
Le périple vers Epernon est rendu difficile par le vent. Le relief quant à lui est relativement plat. Mais ce vent nous arrête tous. j’ai perdu l’habitude de rouler à 20 de moyenne sur du plat.
Les routes sont rugueuses et le rendu n’est pas top. Je ne me rendais pas bien compte dans quel état était mon pneu arrière. A Epernon, j’ai l’agréable surprise de voir un pneu proche de l’implosion et la roue arrière, elle, bien voilée. Les organisateurs très sympas me propose un pneu à 25 euros. Difficile de résister! Tout le monde s’emploie à la réparation, pendant que notre Christain national vomit discrètement dans un coin de verdure.
Dernière partie du parcours, Christian est arrêté, il n’avance plus et il fait chaud.
Les dernières bosses sont redoutables pour une fin de 300. Celle de Villiers Saint Fréderic est interminable.
Nous arrivons, finalement à Villepreux vers les 18 heures 10. Les 125 derniers kilomètres ont été couverts à la vitesse de 22 de moyenne.
Je rentre avec Christian en voiture. Je n’aurai fait que 340 kilomètres aujourd’hui. Mon objectif étant de valider le 300 et de préparer mes jambes pour le 400 de Maurepas.

A bientôt pour de nouvelles aventures….

Armand

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300 Villepreux, version Jonin.
Effectivement il tombait quelques gouttes vers 2h du matin , heure de mon départ en voiture vers Villepreux.
Sur place je retrouve JP alors que je suis déjà en train de changer de chambre à air après une fausse manœuvre de gonflage.
Il est 3h05 lorsque nous partons et croyons apercevoir l’ami Armand, c’était donc bien lui. Pas de souci il nous rattrapera bientôt !
Nous voici donc tout les deux au milieu d’un peloton roulant bon train, hélas la première cote du parcours (la Chartre) fait rapidement exploser le groupe, en bas à Bueil j’attends JP il ne tarde pas à arriver alors que je « bidouille » un porte bidon récalcitrant.
Je repart donc à sa poursuite et en fait ce n’est qu’un peu après Gisors que je le rejoindrais !!! Nous roulons de nouveau de concert mais pas pour longtemps, JP le nez dans le cintre n’as pas l’air au mieux et à la faveur d’une légère bosse je creuse l’écart en pensant le retrouver au contrôle de Marseille en Beauvaisis.
L’année dernière c’est là que nous avaient rejoint nos avions andrésiens mais cette année pas de nouvelles, pas plus que de Jp d’ailleurs…..
Je repart donc seul et cela pour pratiquement le reste de la journée, après une erreur de parcours je pointe à Autheuil vers 11h00 et reprends la route aussitôt pour trouver un coin sympa pour déguster ma gamelle, c’est au alentours du Ménillé un peu avant Pacy que je me restaure et toujours pas de nouvelle de Armand et Christian .
C’est là que l’on commence à rigoler le vent de face souffle de plus en plus et comme dit Armand ce n’est pas drôle de rouler à 20 de moyenne , c’est pourtant le meilleur moyen d’assurer contre le vent sans trop y laisser de force.
Ces 80 kilomètres entre Autheuil et Epernon me sembleront interminables, je ne vois pas un cyclo excepté un gars de Maurepas qui ne doit pas bien connaitre le parcours car il me doublera trois fois avant d’arriver au contrôle ou je tamponne à 14h55 et oul’on m’apprends que les deux premiers sont passés à 11h55!!!!! Par contre toujours pas d’Armand ou Christian, mais que font-ils ?????
Je repart donc vers Villepreux, la route vers Poigny est sympa d’autant qu’ayant en peu tourné le vent devient favorable, c’est sûrement là que nos avions vont me rejoindre je me retourne souvent en croyant les entendre arriver, tient le gars de Maurepas me double encore…….
Il commence à faire chaud et la côte de Neauples est un peu suffocante heureusement que l’arrivée est proche.
Il ne reste plus qu’a descendre sur Plaisir, pour arriver au stade lorsque je pointe à 16h 40 je me renseigne sur le nombre de participant une centaine me répond-t-on, pas étonnant que je me sois senti bien seul.
Espérons qu’il y aura plus de monde au 400 de Maurepas sinon la nuit risque d’être longue!!!!
Je quitte les lieux assez rapidement sans avoir eu de nouvelles de mes collègues.

Alain

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Je tente une réponse au quiz d’Armand :
– Le petit rouge : trop facile !!! C’est Christian bien sûr !
– La bière : je dirais JP, quoique d’habitude c’est plutôt un panaché, non?
– Perrier tranche : Armando.

J’ai bon?

Vincent

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Brevet 200 km ( Versailles )

Personne n’ose mettre la main à la plume pour témoigner de ce brevet organisé à Versailles. Bon! j’y vais!
Nous sommes partis, Christian , Vincent et moi vers les 5 heures 25 précises d’Andrésy: Christian voulant rentrer pour voir le match de rugby.
Nous avons observer une minute de silence en la mémoire de Jacques Le Yoncour, trop tôt reparti pour sa Bretagne. Christian nous a épargner le de profundis et a préféré filer droit et ne pas s’arrêter au point de rendez vous initial où le bas peuple l’attendait. Nous avons sauté sur nos machines pour revenir à la hauteur de notre Albatros et caresser l’espoir d’un bonjour.
Nous arrivons à Porchefontaine vers les 6 heures 30 en ordre dispersé : chacun pensant prendre la route la plus courte. Les arrivée d’Alain, Jean Pierre, Christophe et Gilles obligèrent les trois premiers à former groupe. Un copain de Vincent va se joindre à nous pour s’ élancer sur ce 200.
Le parcours ne propose rien de nouveau, excepté, le fléchage sur son ensemble. Garmin s’en réjouit, il peut faire sa vie de son côté, fidèle à son habitude.
Au bout de quelques kilomètres, dans la montée de Buc, le peloton explose. Christian , Vincent , benoit et moi , nous nous retrouvons devant à quelques longueurs du gros de la troupe. Nous tergiversons, parlementons, discutons de tout et de rien, remettons en place nos oreillettes invisibles afin d’entendre la voix de la conscience nous dire de ralentir. Nous levons le pied, Christian parle de tout et de rien et surtout du futur Paris Brest Paris, relate avec ferveur et enthousiasme ses mauvais souvenirs du 1000 de Longjumeau et s’aperçoit avec horreur de la présence dans le peloton d’un nommé Laforges, celui-là même qui a organisé ce brevet. Ce dernier aura aussi appris qu’il a été rebaptisé d’un surnom :  » l’enclume ».
C’est vers les 9 heures 20 que nous arrivons au premier contrôle, à Etrechy, en ordre dispersé. Tout le monde s’attend pour repartir. Nous n’avons pas rattrapé l’américain, nous avons oublié l’enclume et avons laissé partir les maillots jaune et vert du tour de France. La seconde partie aurait du s’annoncer plus calme. Il n’en fut rien . Je fus même obligé de mettre le 50. Les 20 derniers kilomètres, avant Recloses, ressemblaient plus à une cyclosportive qu’à une randonnées de facteurs.
Nous avons mis 2 heures pour effectuer les 47 kilomètres qui séparent Recloses d’Etrechy. Repas frugal est pris en ce point de contrôle où l’on attendra tout le monde. Toutefois, Christian s’en va , le rugby n’attend pas.
Benoit et moi décidons de manger tranquilos et d’attendre. Vincent, Jean Pierre – qui se sont arrêtés à Milly la Forêt pour valider un brevet – Alain, Christophe et Gilles ne tarderons pas trop. Puis arrive Laurent, exténué, pas loin de mettre pied à terre et de ranger
définitivement son vélo. Christophe n’a pas l’air d’être bien, Alain semble inquiet à son sujet.
Mais, tout le monde mange et repart ensemble.
Tous ensemble, nous allons pédaler jusqu’au point de contrôle de Marolles. L’ambiance est bonne et sereine grâce à Vincent qui impose à chacun l’allure cyclo : on ne dépasse pas les 25/26 de moyenne. Tout le monde reprend des forces et du courage pour l’emballement final. Les côtes de Breuillet, Bel-Air, Villiers le bâcle et Buc font peur et impose à chacun de bien s’alimenter, en terrasse de café. Ca sent les vacances, il fait chaud, les premiers coups de soleil sont là. Benoit avait anticipé et avait badigeonné ses bras de crème solaire. Moi, non!
Mais il faut repartir et se confronter aux premières bosses de cette fin de parcours. Breuillet va faire exploser le groupe. Alain Jonin fait bonne impression jusqu’à son sommet pour ensuite disparaitre. Bien calé dans les roues de Vincent et Benoit, je ne me laisse pas surprendre pour l’accélération du premier. Mais force est de constater que je n’ai pas encore le foncier nécessaire pour me mesurer de la sorte. Ca devient dure avant Bel-Air, ca se corse dans Villiers le bâcle pour céder dans ses ultimes hectomètres. Je reviens sur le replat, mais difficilement. Nous montons Buc d’une façon plus cool et basculons sur Porchefontaine, détendus.
Nous arrivons Vers 16 h 15 / 16 heures 20. Alain nous suit à 5 minutes. Puis arrivent Laurent, Gilles, Christophe et Jean Pierre. Christian est arrivé quant à lui à 16 heures: il a juste eu le temps de voir les 20 dernières minutes de son match.
Un grand bravo à nos deux jeunes recrues, issues de l’école du VTT d’Andrésy.
Christophe et Gilles peuvent être fiers de leur prestation.
Quant à Vincent et moi, nous rentrons sur Andresy par la forêt de Marly.
Ce fut une très belle journée, marquée par le souvenir d’une bonne ambiance.
Prochain Rendez-vous à Villepreux le 16 avril prochain.

Brevet 200 km ( Argenteuil )

Nous sommes partis, avec Vincent, de Saint Ex à six heures. Le gros de l’orage était passé, mais il continua de pleuvoir pendant les 40 premiers kilomètres ( à peu près), nous obligeant à puiser dans nos réserves dès le départ. Trempés jusqu’aux os, nous prenons le départ d’Argenteuil, non sans une certaine appréhension de la journée qui s’annonce. Une fois le long faux plat de Vauréal avalé et la direction prise pour Saillancourt, le ciel commence à devenir clément. Les dieux du vélo se sont réveillés et Vincent s’est mis à pédaler comme jamais.
Du coup, je l’arrête  oralement et lui dis  qu’il n’est pas question pour moi de mettre le 50 : j’ai encore besoin de mouliner ( message subliminal pour Christian ). Vincent m’entend mais pour mieux marqué le coup, je crève. Nous repartons avec le léger sentiment d’avoir très froid.
Nous nous réchauffons très vite et arrivons au premier contrôle, à la recherche d’une épicerie ouverte. La tradition c’est la tradition: point de ravito organisé par Argenteuil. Nous trouvons le seul commerce de Bray et Lû, ouvert : un croissant beurre pour l’un et une compote de pommes pour l’autre et nous repartons. Mes pieds font encore de la plongée sous-marine dans les sidi lorsque nous entamons le long faux plat de Saint Rémi. Tel Apollon chevauchant Pégase ,imperturbable et en pleine harmonie avec sa machine l’un avance sans broncher,  sans mot dire ni souffrance exprimée. Par contre l’autre a lâché son parachute fluo pour redescendre plus facilement de son Olympe et tenter de suivre son hôte de campagne,  allant même jusqu’à supporter « la blague du jour » dans la descente vers bus Saint Rémi.
Une fois revenue du mont des Oliviers, nous entamons une petite séance de relais jusqu’aux Andelys. La route est longue et semble interminable. Il n’y avait pourtant que 15 kms avant de reprendre une partie du circuit que nous allons emprunter le jour de l’ascension.  J’avais oublié ce long faux plat à la sortie des Andelys et la montée avant Lyons-La-Forêt, notre deuxième point de contrôle. Nous envisageons de festoyer dans ce petit village, dernier bastion de la civilisation où il y encore âme qui vive. ( Ce qui ne fut pas le cas à Etrépagny).
Nous apprenons alors que notre collègue Jean-Pierre s’est dégonflé et qu’il ne s’est même pas présenter au départ. Vincent essaye vainement de lui envoyer un texto. Il n’y a pas de réseaux dans cette région. Le garçon de café sortira même de son poste de travail pour tenter de chopper un réseau bluetooth afin d’enregistrer le paiement par carte bancaire.
L’après midi sera chinois. Nous n’avions pas tellement l’esprit à chiner et pourtant nombre de brocantes ont tenté en vain de nous dévier.
Nous avons quitté le tracé des côteaux de la Seine pour retrouver les chemins de la maison.  Nous avons retrouvé les routes de la randonnée andrésienne , monté Vandancourt, évité soigneusement la montée du petit Serans et plongé sur Pontoise puis terminé par la zone industrielle et la banlieue d’Argenteuil, un peu lessivé pour ma part.
Le retour sur Andrésy se fera à vive allure.
Pour conclure,  ce premier brevet ne fut pas si facile que cela. Même si Garmin  a eut une vie en parallèle tout le long du parcours, ne sachant où donner de la tête; nous indiquant même une route à travers champ; il affiche, toutefois, un dénivelé positif qui s’approche des 2000 mètres.
Nous n’étions que 22 cyclos au départ. Nous pouvons remercier les bénévoles qui nous ont accueillis.
Prochain rendez vous à Versailles, samedi prochain!
D’ici là, il va falloir changer les patins de freins, dévoiler les roues et bien récupérer.
le 05 avril 2011
Armand DAVID