Archives de Catégorie: La Longue Marche

La longue Marche (3)

Je lui réclame une boisson chaude. J’avais tout compris. Comme si une épicerie sur le point de fermer ses portes vers les 21 heures pouvait me satisfaire en boissons chaudes! Du coup, je me retourne vers un jus d’orange qui ne calmera pas ma soif ni mon impatience.

L’épicier n’avait pas fini de me remercier et de me souhaiter une bonne soirée que je fila dans le froid. La météo annonçait une nuit fraîche avec un thermomètre frôlant les -2° C.

Il est 21 heures 28 lorsque le train arrive en gare. Je n’étais semble -t-il pas le seul à l’attendre. Deux ou trois quidams avaient bravé le froid depuis l’heure de mon premier passage.

Dire que j’ai attendu 1 heure pour 10 minutes de trajet entre Chanteloup les vignes et Conflans fin d’oise. J’aurai mieux fait d’y aller à pieds pour retrouver Christian et Alain sur le quai du RER.

Nous avions fière allure, tous les trois. Déguisés en joggeurs du dimanche matin, nous montâmes dans la première rame venue. Christian  et Alain devisaient joyeusement sur le futur match de l’équipe de France contre l’Écosse au Stade de France. Notre tenue ne paraissait pas perturber un couple d’amoureux qui s’embrassait et entamait, d’une façon tout aussi romantique pour eux que pour nous, la nuit qui s’annonçait.

La perplexité se lut plus facilement dans le regard d’un groupe de japonais. Ils auraient bien sorti leur appareil photo tellement le spectacle de ces trois phénomènes les surprit.

Il est 22 heures 50 lorsque nous arrivons à Marcel Sembat. Habib, un collègue de travail nous y attend.

(à suivre)…

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La longue Marche (2)

Nous nous sommes donnés rendez vous avec Christian au mc do du métro Marcel Sembat à Boulogne Billancourt vers les 22 heures 45. Le départ de la marche étant fixée à 00 heures 00 ce 29 janvier 2011, Christian préfère arriver suffisamment à l’avance pour prendre tranquillement son café et arriver suffisamment tôt pour pouvoir partir en première ligne.

Mais avant cela, avant cette ultime pression du départ annoncé, il y eut la pression liée au transports en commun parisiens.

Un train supprimé ou qui n’a jamais existé, un train qui aurait dû partir de Chanteloup à 20 heures 30 et qui partira une  heure plus tard, suffit à rajouté un peu d’agacement à une journée pleine de petites choses qui énervent et dont on ne se rend pas toujours compte à quel point elles fatiguent.

On puise, sans le savoir, dans les réserves énergiques. Il faut manger, des pâtes, des pâtes et encore des pâtes,  boire même si l’on n’a pas soif, même si le corps ne le réclame pas. Il faut manger et boire par petites touches, par petites poignées, à doses homéopathiques.

Mais quand on est sur le quai d’une gare à attendre un train qui ne vient pas et qu’il fait un froid de canard ( proche des -1°C) , où peut on trouver les forces nécessaires pour gérer les effets d’une angoisse liée à cette interminable attente?

Du coup, j’en profite pour m’échauffer les jambes. Petites séances d’étirements, marche très lente et quelques cent pas sur le quai de gare ne suffiront pas à me déstresser.

Je m’en vais donc faire un tour dans la cité. Il n’ y a pas un chat dehors. Personne n’ose sortir ce soir ( à part moi !). Pas même une voiture brûlée : ça m’aurait un peu réchauffé. L’ambiance est tristounette dans la ville, ce soir.

Je trouve, cependant, une épicerie ouverte. Je rentre. Le patron de l »El oued » la bien nommée, me regarde d’un air bizarre:  » Vous venez de courir »me dit il.  » Non je vais faire une marche, mais je ne sais pas trop à quelle heure je vais partir » lui répondis-je mentalement, le froid ayant paralysé le peu de neurones encore en activité.

( à suivre )

La Longue Marche

Ma préparation commença de façon paradoxale, par une longue marche : celle du Paris – Mantes.

Je m’étais promis de ne jamais revenir, la première expérience avait été plus qu’une révélation, plus qu’une découverte….de mes limites.

Je me suis présenté cette année avec une petite préparation. Malgré mes 78 kg pour 1 mètre 63, je marchais régulièrement le dimanche. J’effectuais régulièrement une vingtaine de kilomètres.

Je me présentais donc, le jour j, avec un léger rhume, mais gonflé à bloc. J’étais « overstimé » des pieds à la tête, j’avais passé la semaine précédente à absorber de façon consciencieuse un bidon de Malto par jour. J’allais même au delà de ce qu’ Overstim’s préconise.

( à suivre)